Bienvenue... :-)
(Note : pour ceux qui débarquent sur ce modeste blog, j'ai fait une mini-FAQ à la fin de ce post)
Nous vivons dans un monde financier.
Cette simple tendance, amorcée durant la fièvre boursicotrice des années quatre-vingt, renforcée par l'échec d'une illusoire "nouvelle économie" (les start-up vous connaissez ? certaines aurait pu soutenir la comparaison avec un ballon de baudruche : rien dedans, et il suffit d'une épingle mal placée...), fait aujourd'hui force de loi.
Les entreprises se sont alors focalisées sur ce qui semble être la seule chose concrète en ce monde cruel, le seul idéal qui en vaille la peine, mais oui, vous savez, le truc pour lequel des milliards de gens trîment à en perdre haleine, et parfois la vie, le truc le plus mal réparti de l'univers : l'oseille, le flouze, la maille, mais oui bien sûr : l'argent.
Pourquoi, me demandez-vous, ça n'était pas le cas auparavant ?
Que nenni, mécréants ! Une entreprise traditionnelle mise avant tout sur ses produits, son marketing, sa communication, et investit dans la recherche et le développement afin de gagner des parts de marché, elle mise aussi sur le savoir-faire et l'expérience de ses employés pour développer une sorte de "culture" propre à l'entreprise, qui lui permet de fidéliser ses clients.
Vous allez me dire l'économie, tout ça, en quoi ça me concerne ? Attendez, vous allez pleurer...
Une majorité écrasante de grosses entreprises, pour la plupart mondiales, sont devenues des entreprises financières.
Quoi caisse ?
Une entreprise financière n'en a rien à faire de tout ça. Une entreprise financière est là pour faire des plus-values, afin de caresser ses actionnaires dans le sens du poil, qui est très chatouilleux, le poil...
Donc on fait de la spéculation à fond les patates.
On joue tout sur les valeurs boursières. On fait des placements financiers à bénéfices garantis. On privilégie le court terme. Certains sont allés jusqu'à truquer les comptes (les affaires Enron et Worldcom, vous connaissez ?), ou fait appel à des "blanchisseuses" (canal+, dans son excellente émission "Lundi Investigations", avait consacré un reportage édifiant sur ces firmes opaques, ou des sommes plus élevées que le nombre d'étoiles dans une galaxie s'évanouissaient mystérieusement, en réalité leur trace disparaîssait, mais pas l'argent).
Et on instaure l'ère de l'employé jetable.
Eh oui, que voulez-vous, ma bonne dame, c'est le progrès ! A partir du moment ou le monde n'est plus qu'un échiquier financier, tout devient possible.
Succursales fermées en un clin d'oeil (je n'ai pu m'empécher de pleurer avec cette femme, employée de longue date, qui a vu son entreprise (pourtant fort bien portante, financièrement parlant) fermée littéralement du jour au lendemain, les responsables ayant pris soin, en une nuit (véridique !), d'emporter toutes les machines-outils, et de saccager le reste), licenciements massifs, délocalisations, j'en passe et des dures à digérer.
Et on invente la flexibilité. Ca veut dire en gros que tes horaires de travail sont aussi variables que peut l'être le cours d'une action. Et que donc ta vie va dépendre d'une petite courbe sur un petit graphique surveillé très attentivement par une armée de robots à cols blancs et au costume toujours impeccable, là-bas, très loin de toi, quelque part à New-York ou à Tokyo, à Taipei ou à Séoul.
Un monde sans la bourse est-il possible ? difficile à dire. Mais un renforcement des moyens de contrôle, de la transparence, l'instauration d'un véritable "contre-pouvoir" mondial aux valeurs humaines et légalistes, certainement plus envisageable.
Une sorte d'"OMC" mais dont les initiales voudraient dire : Organisation Mondiale du Consommateur.
Avez-vous déjà entendu parler du gène-suicide ?
C'est très simple : auparavant, quand un(e) agriculteur(trice) récoltait le fruit de son labeur, il ou elle en réservait une partie afin de produire des semences, qu'il ou elle replantait l'année d'après, et le cycle pouvait recommencer.
Et puis voilà que les robots en costume-cravate (oui, les mêmes que tout-à-l'heure), ont eu l'idée de créer un véritable marché des semences.
Et pour que ce soit plus rentable, afin que le poil sensible de l'actionnaire (oui, le même poil que tout-à-l'heure) soit toujours lustré dans le bon sens, ils ont inventé un gène-suicide, qui fait que la plante meurt au bout d'un an, sans produire de semences, que l'agriculteur(trice) est contraint de racheter.
Difficile de faire autrement, à cause des brevets (oui, ces mêmes brevets qui veulent tuer les logiciels libres). D'après Wikipedia, "En France, 98% des semences (de plantes) autorisées à la vente sont brevetées".
Et ne parlons pas du système OGM, qui instaure un véritable contrat Faustien entre l'entreprise agricole et la firme productrice de semences...
Ce gène-suicide symbolise parfaitement la marche de l'économie mondiale. Le "tout-financier" est une impasse, mais peu de responsables l'ont compris, ou feignent de ne pas le comprendre.
Un employé est aussi un consommateur. S'il y a de moins en moins d'employés...
Alors les entreprises deviendront aussi virtuelles que ces points sur votre écran, de simples valeurs clignotantes qu'un seul souffle numérique suffira à éteindre, comme la flamme de cette bougie qui m'éclaire.
Dans le Nouveau Monde, les mots "éthique", "justice", et "solidarité" auront un sens concret.
Mini-FAQ :
C'est quoi ce blog ? quel est le sens du poème en haut de la page ?
Quel est le but de ce blog ?
D'où vient ce titre bizzare ?
(Note : pour ceux qui débarquent sur ce modeste blog, j'ai fait une mini-FAQ à la fin de ce post)
Nous vivons dans un monde financier.
Cette simple tendance, amorcée durant la fièvre boursicotrice des années quatre-vingt, renforcée par l'échec d'une illusoire "nouvelle économie" (les start-up vous connaissez ? certaines aurait pu soutenir la comparaison avec un ballon de baudruche : rien dedans, et il suffit d'une épingle mal placée...), fait aujourd'hui force de loi.
Les entreprises se sont alors focalisées sur ce qui semble être la seule chose concrète en ce monde cruel, le seul idéal qui en vaille la peine, mais oui, vous savez, le truc pour lequel des milliards de gens trîment à en perdre haleine, et parfois la vie, le truc le plus mal réparti de l'univers : l'oseille, le flouze, la maille, mais oui bien sûr : l'argent.
Pourquoi, me demandez-vous, ça n'était pas le cas auparavant ?
Que nenni, mécréants ! Une entreprise traditionnelle mise avant tout sur ses produits, son marketing, sa communication, et investit dans la recherche et le développement afin de gagner des parts de marché, elle mise aussi sur le savoir-faire et l'expérience de ses employés pour développer une sorte de "culture" propre à l'entreprise, qui lui permet de fidéliser ses clients.
Vous allez me dire l'économie, tout ça, en quoi ça me concerne ? Attendez, vous allez pleurer...
Une majorité écrasante de grosses entreprises, pour la plupart mondiales, sont devenues des entreprises financières.
Quoi caisse ?
Une entreprise financière n'en a rien à faire de tout ça. Une entreprise financière est là pour faire des plus-values, afin de caresser ses actionnaires dans le sens du poil, qui est très chatouilleux, le poil...
Donc on fait de la spéculation à fond les patates.
On joue tout sur les valeurs boursières. On fait des placements financiers à bénéfices garantis. On privilégie le court terme. Certains sont allés jusqu'à truquer les comptes (les affaires Enron et Worldcom, vous connaissez ?), ou fait appel à des "blanchisseuses" (canal+, dans son excellente émission "Lundi Investigations", avait consacré un reportage édifiant sur ces firmes opaques, ou des sommes plus élevées que le nombre d'étoiles dans une galaxie s'évanouissaient mystérieusement, en réalité leur trace disparaîssait, mais pas l'argent).
Et on instaure l'ère de l'employé jetable.
Eh oui, que voulez-vous, ma bonne dame, c'est le progrès ! A partir du moment ou le monde n'est plus qu'un échiquier financier, tout devient possible.
Succursales fermées en un clin d'oeil (je n'ai pu m'empécher de pleurer avec cette femme, employée de longue date, qui a vu son entreprise (pourtant fort bien portante, financièrement parlant) fermée littéralement du jour au lendemain, les responsables ayant pris soin, en une nuit (véridique !), d'emporter toutes les machines-outils, et de saccager le reste), licenciements massifs, délocalisations, j'en passe et des dures à digérer.
Et on invente la flexibilité. Ca veut dire en gros que tes horaires de travail sont aussi variables que peut l'être le cours d'une action. Et que donc ta vie va dépendre d'une petite courbe sur un petit graphique surveillé très attentivement par une armée de robots à cols blancs et au costume toujours impeccable, là-bas, très loin de toi, quelque part à New-York ou à Tokyo, à Taipei ou à Séoul.
Un monde sans la bourse est-il possible ? difficile à dire. Mais un renforcement des moyens de contrôle, de la transparence, l'instauration d'un véritable "contre-pouvoir" mondial aux valeurs humaines et légalistes, certainement plus envisageable.
Une sorte d'"OMC" mais dont les initiales voudraient dire : Organisation Mondiale du Consommateur.
Avez-vous déjà entendu parler du gène-suicide ?
C'est très simple : auparavant, quand un(e) agriculteur(trice) récoltait le fruit de son labeur, il ou elle en réservait une partie afin de produire des semences, qu'il ou elle replantait l'année d'après, et le cycle pouvait recommencer.
Et puis voilà que les robots en costume-cravate (oui, les mêmes que tout-à-l'heure), ont eu l'idée de créer un véritable marché des semences.
Et pour que ce soit plus rentable, afin que le poil sensible de l'actionnaire (oui, le même poil que tout-à-l'heure) soit toujours lustré dans le bon sens, ils ont inventé un gène-suicide, qui fait que la plante meurt au bout d'un an, sans produire de semences, que l'agriculteur(trice) est contraint de racheter.
Difficile de faire autrement, à cause des brevets (oui, ces mêmes brevets qui veulent tuer les logiciels libres). D'après Wikipedia, "En France, 98% des semences (de plantes) autorisées à la vente sont brevetées".
Et ne parlons pas du système OGM, qui instaure un véritable contrat Faustien entre l'entreprise agricole et la firme productrice de semences...
Ce gène-suicide symbolise parfaitement la marche de l'économie mondiale. Le "tout-financier" est une impasse, mais peu de responsables l'ont compris, ou feignent de ne pas le comprendre.
Un employé est aussi un consommateur. S'il y a de moins en moins d'employés...
Alors les entreprises deviendront aussi virtuelles que ces points sur votre écran, de simples valeurs clignotantes qu'un seul souffle numérique suffira à éteindre, comme la flamme de cette bougie qui m'éclaire.
Dans le Nouveau Monde, les mots "éthique", "justice", et "solidarité" auront un sens concret.
...à bientôt ! ;-)
Mini-FAQ :
C'est quoi ce blog ? quel est le sens du poème en haut de la page ?
Quel est le but de ce blog ?
D'où vient ce titre bizzare ?
par dodarma
publié dans :
Le blog de Dodarma